Le DOJ va classer sans suite l'affaire BitClub Network, une fraude crypto de 722 M$, après le lobbying d'avocats proches de Trump
Résumé du marché par IA
Le plan rapporté du DOJ visant à abandonner la longue affaire de fraude BitClub Network signale une posture plus souple de l'application du droit pénal américain à l'égard des cryptomonnaies, alors même que des responsables nient toute influence politique. Cette décision pourrait réduire la perception du risque juridique résiduel pour certaines parties du secteur, mais elle soulève également des inquiétudes concernant l'État de droit et la crédibilité de la réglementation, ce qui pourrait accroître la volatilité des gros titres. Tout impact sur le marché sera probablement davantage dicté par le sentiment que lié aux fondamentaux.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
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● neutre
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Le département américain de la Justice (DOJ) prévoit d'abandonner définitivement (avec préjudice) la procédure pénale ouverte en 2019 contre Matthew Goettsche, présenté comme le cerveau présumé du montage BitClub Network, une opération de minage crypto estimée à 722 millions de dollars.
Selon les informations rapportées, cette décision intervient après des démarches menées auprès du DOJ par des avocats liés au président Donald Trump. Matthew Goettsche devait être jugé en octobre pour fraude électronique (wire fraud) et offre de titres non enregistrés.
Les procureurs affirment que BitClub Network fonctionnait comme un Ponzi mondial : les investisseurs étaient rémunérés pour recruter de nouveaux membres, tandis que l'organisation prétendait à tort que les fonds servaient à générer des profits grâce au minage de Bitcoin. Des messages privés auraient aussi montré Goettsche qualifiant les investisseurs de "stupides" et de "moutons".
Toujours d'après le rapport, sa défense s'est appuyée sur une équipe comprenant notamment Bradford Cohen et Brett Tolman, alliés de Trump, qui auraient poussé le DOJ à renoncer aux poursuites. La porte-parole du DOJ, Emily Covington, a écarté toute influence politique, indiquant que le ministère réévalue régulièrement les dossiers au long cours et que la décision n'avait "rien à voir" avec une quelconque pression alléguée de la défense.
L'affaire était pendante depuis près de sept ans et se rapprochait du procès. Trois coaccusés avaient déjà plaidé coupable. Cette annonce intervient alors que l'administration Trump a resserré son périmètre d'action en matière de répression des cryptomonnaies, tout en cherchant à récupérer des fonds pour les victimes présumées par d'autres voies.